Au Mondial de l'Automobile, le constructeur Lada fait sensation avec sa Revolution 3. Une GT développant 245 chevaux à l'esthétique très avenante. Loin, bien loin de l'image actuellement renvoyée par le constructeur russe.
Mais depuis, Renault-Nissan est passé par là et Lada compte bien retrouver des couleurs en amorçant, peut-être, un virage sportif.
Bien sûr les spécialistes du 4x4 vous le diront tous : le Lada Niva est une référence, un véritable baroudeur rustique et terriblement efficace. Mais si la renommée de Lada est forte, quelle image renvoie-t-elle dans nos contrées ? Celle d’un constructeur moribond (sauf en Russie), prisonnier d’un seul modèle - bien que ce ne soit pourtant pas le cas puisque Lada dispose aussi de la citadine Kalina.
Reste que ces dernières années, Lada a pris le taureau par les cornes, plus encore depuis la prise de capital en décembre dernier de Renault-Nissan de 25 % dans le capital d’Avtovaz.
Appellation contrôlée
Et pour montrer au monde son virage à 180°, Lada présente au Mondial de Paris un modèle hautement symbolique. A rebours de son image actuelle, la Revolution 3, qui porte bien son nom, est en fait la suite logique d’un premier concept éponyme (Revolution 1), présenté en 2003 à Moscou.
En mode plastique
Il est question d’une GT habillée d’une carrosserie en… plastique. 4,20 m de long, un peu plus d’une tonne sur la balance et une esthétique tonitruante, font de cette Revolution un petit bijou au rapport poids/puissance pas piqué des vers. Jugez plutôt :
via son moteur 4 cylindres 2.0 litres de 245 chevaux d'origine Renault (logique), la barquette de Lada peut atteindre l’exercice du 0 à 100 km/h en 5,9 s. Le tout accouplé à une transmission intégrale. Reste maintenant à savoir s’il ne s’agit là que d’une Revolution virtuelle ou si Lada commercialisera dans les années à venir une telle GT.
Renault et Nissan ont sans doute déjà leur avis sur la question.